La taxe foncière prévoit plusieurs cas d’exonération ou d’allègement. Bonne nouvelle : ils ne dépendent pas de votre commune, mais de règles nationales, et la plupart s’appliquent automatiquement. Voici les principaux, avec les conditions de revenus en vigueur.
Après 75 ans : exonération totale, sous condition de revenus
Si vous avez plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, vous êtes totalement exonéré de taxe foncière sur votre résidence principale, à condition que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond.
Pour la taxe 2025 (revenus 2024), ce plafond en métropole est de 12 679 € pour une part, majoré de 3 386 € par demi-part supplémentaire. Ces montants sont réévalués chaque année.
Personne seule (1 part) : exonération si le revenu fiscal de référence ≤ 12 679 €
Couple (2 parts) : exonération si le revenu fiscal de référence ≤ 12 679 + 2 × 3 386 = 19 451 €
L’exonération est en principe appliquée automatiquement : vous n’avez aucune démarche à faire si vos revenus sont connus de l’administration.
De 65 à 75 ans : 100 € de moins, automatiquement
Entre 65 et 75 ans, vous ne bénéficiez pas de l’exonération totale, mais d’un dégrèvement automatique de 100 € sur la taxe foncière de votre résidence principale, sous les mêmes conditions de revenus que ci-dessus.
AAH, ASPA, ASI : l’exonération quel que soit l’âge
Vous pouvez aussi être exonéré, quel que soit votre âge, si vous percevez :
- l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) : exonération totale de la résidence principale ;
- l’allocation aux adultes handicapés (AAH) : exonération possible sous les mêmes conditions de revenus que pour les plus de 75 ans.
Là encore, l’exonération suppose d’occuper le logement comme résidence principale et est en général appliquée d’office.
Un logement neuf ? Deux ans sans taxe foncière
Un logement neuf bénéficie d’une exonération de taxe foncière pendant deux ans, à compter de l’année qui suit son achèvement. Cette exonération concerne toujours la part départementale et régionale ; la part communale peut, elle, être supprimée si la commune l’a décidé par délibération.
Attention à la démarche : vous devez déclarer l’achèvement de la construction à l’administration fiscale dans les 90 jours. Sans cette déclaration dans les délais, l’exonération peut être réduite ou perdue.
Aucun de ces cas ? Le plafonnement reste possible
Il reste un dispositif ouvert à d’autres profils : le plafonnement en fonction des revenus. Si votre taxe foncière dépasse la moitié de vos revenus, la part au-delà peut être dégrevée. Les conditions et la démarche sont détaillées dans notre guide plafonner sa taxe foncière.
Le plus souvent, vous n’avez rien à faire
La règle générale : l’exonération ou le dégrèvement est appliqué automatiquement par l’administration quand elle dispose des informations nécessaires. Si ce n’est pas le cas alors que vous pensez y avoir droit, vous pouvez déposer une réclamation depuis votre espace sur impots.gouv.fr ou auprès de votre centre des finances publiques, en général avant le 31 décembre de l’année suivant celle de l’imposition.
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Guide à jour en juillet 2026. Information générale à but pédagogique : elle ne remplace pas votre avis d'imposition ni un conseil fiscal personnalisé.
Sources officielles : service-public.gouv.fr, impots.gouv.fr.